What the Bible says about light and seed

The True Light "In him, (the Lord Jesus) was life, and that life was the light of men. The light shines in the darkness, but the darkness has not understood it. The true light that gives light to every man was coming into the world,…the world didn’t recognize him." John 1:4,9.

The Good Seed and the Weeds “The kingdom of heaven is like a man who sowed good seeds in his field. But while everyone was sleeping, his enemy came and sowed weeds among the wheat and went away. Matthew 13:24,25.
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Friday, November 9, 2012

Vers-une-republique-spirituelle-le-monde-des-religions. Vincent Peillon


"Vincent Peillon : vers une république... por jackyshow38

Nigel Farage to Von Rompuy: "You were worse than I first thought" French subtitles and French text following.







Published on Oct 23, 2012 by
M.Van Rompuy, lors votre première apparition ici avec ce qui apparaissait être un discours plutôt extravagant, j'ai dit que vous serriez le plus grand et tranquille assassin de la démocratie de nos états-nations et avec votre manière terne et très technocratique, vous avez été très bon, mais je dois dire que vous avez été pire que ce que je croyais, car je pensais que ce ne serait qu'une Europe Fédérale, qu'un Union Fédérale mais en fait il apparait, avec tous les discours que vous avez prononcé, que ce que vous voulez maintenant, c'est la totale soumission des états à ces structures antidémocratiques de Bruxelles.

J'ai mal interprété les plans de sauvetages: quand le sauvetage avait lieu, je pensais voir la panique dans ce parlement, je pensais voir la peur d'un effondrement économique
mais vous avez traversé tout cela parce que vous avez vu ces plans de sauvetages comme des opportunités de prendre le contrôle.

Regardez comment l'Irlande est gérée aujourd'hui de même que la Grèce: les ministres laissent la troïka rentrer, 50 officiels qui passent quelques jours dans le pays, enquêtent sur la situation et disent à leur marionnette premier ministre ce qu'il doit faire ou pas.
Et je note le grand enthousiasme dans ce parlement pour que l'Espagne soit sauvé, beaucoup d'entre vous veulent que l'Espagne accepte la plan de sauvetage afin qu'eux aussi doivent se soumettre à ce nouvel ordre.

En Italie, la personne nommée, M. Monti est enthousiaste pour que son propre pays accepte un plan de sauvetage parce que pour le citer, il a "peur que les démocraties parlementaires mettent à terre l'Union Européenne".

Je pense qu'il est clair que la prochaine phase c'est que pour ceux qui n'ont pas accepté le plan de sauvetage et qui n'en ont peut-être pas besoin, vous voulez leur faire signer des garanties sur leurs budgets et avoir le pouvoir de faire plonger les budgets nationaux après être passé par le parlement.
Je dois dire que j'ai bien peur qu'économiquement, politiquement, socialement, la zone euro soit désormais un endroit bien sombre et j'ai peur que ces pays enfermés dans cette prison y seront pendant bien des années.

Il est donc étrange que dans ce contexte, le Prix Nobel de la paix ait été attribué à l'UE.
Alors c'est vrai, l'Allemagne n'a pas envahie la France depuis 1945, et je ne pense pas qu'il y ait eu une perspective pour que cela arrive à moins que ce que vous vouliez dire c'est que les allemands sont un peuple mauvais. En fait, la menace vient de Russie et nous devrions remercier l'OTAN et nous devrions remercier ces millions de soldats américains qui ont servis sur le sol européen pour maintenir la paix. Pourtant, je n'ai pas entendu un mot là-dessus parce que nous détestons l'Amérique et tout ce qu'elle représente.

Notons que nous voici une Europe divisée avec des partis politiques Néo-nazis qui montent avec de violentes démonstrations dans les rues, alors je pense franchement que la récompense avec ce Prix Nobel dévalue cette organisation.

Il n'y a pas que de mauvaises nouvelles car en Grande-Bretagne les sondages d'opinions sont clairs: une grande majorité de britanniques veulent maintenant quitter cette Union Européenne laissant David Cameron entre deux eaux: il prétend être un euro sceptique quand il vient ici, revenant à la maison en criant Victoire mais il est coincé.
Je prédit une chose: de gros changements politiques en Grande-Bretagne
parce qu'il est en train de perdre le support de millions de ses électeurs.

Thursday, August 16, 2012

Le "Pacte de La Mecque"

mercredi 15 août 2012
http://schoenelblog2.blogspot.com
Déjà exclue de la Ligue arabe, la Syrie a été suspendue tôt jeudi matin par l'Organisation de coopération islamique. L'Arabie saoudite, qui abritait le sommet de l'OCI, a pris la tête des Etats arabes qui tentent d'isoler la Syrie sur la scène diplomatique.


Les pays musulmans, réunis en sommet extraordinaire à La Mecque mercredi soir, en Arabie saoudite, ont suspendu la Syrie de l'Organisation de coopération islamique (OCI). Les participants sont tombés d'accord à la fin de leurs travaux tôt jeudi 16 août, sur "la nécessité mettre fin immédiatement aux actes de violences en Syrie et de suspendre ce pays de l'OCI", selon le communiqué final du sommet. Dans une deuxième déclaration appelée "Pacte de La Mecque", le sommet a proclamé son soutien aux "peuples musulmans opprimés comme le peuple syrien". Le Qatar, l'Arabie saoudite et la Libye fournissent des armes aux rebelles syriens, a affirmé lundi à Paris une des porte-parole du Conseil national syrien (CNS), jugeant par ailleurs qu'"attendre une solution militaire" est "catastrophique". Mais on sait aussi qu'avec des sommes d'argent, ils (les insurgés) vont aller chercher sur le marché noir, par tous les moyens, à acquérir ce qu'ils peuvent acquérir". On insiste sur le déséquilibre des forces en présence en Syrie: d'un côté, "un régime avec toutes ses forces, y compris l'aviation qui emploie des MiG contre sa propre population" et de l'autre côté, "une armée libre, c'est-à-dire des jeunes armés d'armes légères qui ne sont pas très capables d'aller au-delà de l'affrontement avec ces armes et une stratégie de guérilla de ville".

Le conflit en Syrie divise en effet profondément le Liban, pays à l'équilibre confessionnel très fragile, notamment entre des chiites qui expriment leur sympathie pour le régime alaouite - une émanation du chiisme - et des sunnites qui penchent vers les insurgés. Force est de constater, que le printemps arabe se transforme de plus en plus en hiver islamique, dont les images des guerres civiles de ces derniers temps, reflètent plus un djihad ponctué d’Allah akbar à chaque fois qu’une arme détonne dans la région. L’offensive sunnite dans le monde islamique vise apparemment à créer une unité religieuse dans le monde musulman, avec les saoudiens comme chef de file.

En Arabie Saoudite Les libertés sont très restreintes, seul l’Islam fondamental est toléré et encouragé. Le régime tribal sunnite accepte les variations dans la croyance mais seulement du fondamentalisme jusqu’à l’extrémisme. La Constitution du pays se fonde sur le Coran et la sunna selon la compréhension des compagnons de Mahomet. Aucune manifestation ou culte d’une autre religion n’est acceptée et ceux qui expriment à ce titre une opinion différente sont déclarés apostats et passibles de la peine de mort. La liberté de religion de la population non-musulmane d’origine y est très restreinte, et doit s’exercer exclusivement dans le domaine privé. Les irréligieux, personnes de confession juive, ou simplement personnes ayant un visa pour Israël sur leur passeport, sont interdits de séjour. De plus, l’accès des villes de La Mecque et Médine est uniquement réservé aux musulmans. Les partis politiques et les syndicats ne sont pas autorisés.

Sur ces sujets, il est intéressant de lire le commentaire d’Alain Chouet. Invité de l’Association Régionale Nice Côte d’Azur de l’IHEDN (Institut des hautes études de défense nationale) le 27 juin 2012, Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE, reconnu bien au-delà de l’Hexagone pour son expertise du monde arabo-musulman, livre ici une vision intéressante et décapante.

Les pires conjectures formulées au premier semestre 2011 concernant les mouvements de révolte arabes deviennent aujourd’hui réalité. Je les avais largement exposées dans divers ouvrages et revues à contre courant d’une opinion occidentale généralement enthousiaste et surtout naïve. Car il fallait tout de même être naïf pour croire que, dans des pays soumis depuis un demi-siècle à des dictatures qui avaient éliminé toute forme d’opposition libérale et pluraliste, la démocratie et la liberté allaient jaillir comme le génie de la lampe par la seule vertu d’un Internet auquel n’a accès qu’une infime minorité de privilégiés de ces sociétés.

Une fois passé le bouillonnement libertaire et l’agitation des adeptes de Facebook, il a bien fallu se rendre à l’évidence. Le pouvoir est tombé dans les mains des seules forces politiques structurées qui avaient survécu aux dictatures nationalistes parce que soutenues financièrement par les pétromonarchies théocratiques dont elles partagent les valeurs et politiquement par les Occidentaux parce qu’elles constituaient un bouclier contre l’influence du bloc de l’Est : les forces religieuses fondamentalistes. Et le « printemps arabe » n’a mis que six mois à se transformer en « hiver islamiste ».

En Tunisie et en Égypte, les partis islamistes, Frères musulmans et extrémistes salafistes se partagent de confortables majorités dans les Parlements issus des révoltes populaires. Ils cogèrent la situation avec les commandements militaires dont ils sont bien contraints de respecter le rôle d’acteurs économiques dominants mais s’éloignent insidieusement des revendications populaires qui les ont amenés au pouvoir. Constants dans leur pratique du double langage, ils font exactement le contraire de ce qu’ils proclament. En, Égypte, après avoir affirmé sur la Place Tahrir au printemps 2011 qu’ils n’aspiraient nullement au pouvoir, ils revendiquent aujourd’hui la présidence de la République, la majorité parlementaire et l’intégralité du pouvoir politique.

En Tunisie, et après avoir officiellement renoncé à inclure la chari’a dans la constitution, ils organisent dans les provinces et les villes de moyenne importance, loin de l’attention des médias occidentaux, des comités de vigilance religieux pour faire appliquer des règlements inspirés de la chari’a. Ce mouvement gagne progressivement les villes de plus grande importance et même les capitales où se multiplient les mesures d’interdiction en tous genres, la censure des spectacles et de la presse, la mise sous le boisseau des libertés fondamentales et, bien sûr, des droits des femmes et des minorités non sunnites.

Et ces forces politiques réactionnaires n’ont rien à craindre des prochaines échéances électorales. Largement financées par l’Arabie et le Qatar pour lesquels elles constituent un gage de soumission dans le monde arabe, elles ont tous les moyens d’acheter les consciences et de se constituer la clientèle qui perpétuera leur domination face à un paysage politique démocratique morcelé, sans moyens, dont il sera facile de dénoncer l’inspiration étrangère et donc impie.

La Libye et le Yémen ont sombré dans la confusion. Après que les forces de l’OTAN, outrepassant largement le mandat qui leur avait été confié par l’ONU, ont détruit le régime du peu recommandable Colonel Kadhafi, le pays se retrouve livré aux appétits de bandes et tribus rivales bien décidées à défendre par les armes leur pré carré local et leur accès à la rente. L’éphémère « Conseil National de transition » porté aux nues par l’ineffable Bernard Henri Lévy est en train de se dissoudre sous les coups de boutoir de chefs de gangs islamistes, dont plusieurs anciens adeptes d’Al-Qaïda, soutenus et financés par le Qatar qui entend bien avoir son mot à dire dans tout règlement de la question et prendre sa part dans l’exploitation des ressources du pays en hydrocarbures.

Au Yémen, le départ sans gloire du Président Ali Abdallah Saleh rouvre la porte aux forces centrifuges qui n’ont pas cessé d’agiter ce pays dont l’unité proclamée en 1990 entre le nord et le sud n’a jamais été bien digérée, surtout par l’Arabie Séoudite qui s’inquiétait des foucades de ce turbulent voisin et n’a eu de cesse d’y alimenter la subversion fondamentaliste. Aujourd’hui, les chefs de tribus sunnites du sud et de l’est du pays, dont certains se réclament d’Al-Qaïda et tous du salafisme, entretiennent un désordre sans fin aux portes de la capitale, Sana’a, fief d’une classe politique traditionnelle zaydite – branche dissidente du chi’isme – insupportable pour la légitimité de la famille séoudienne.

Seul le régime syrien résiste à ce mouvement généralisé d’islamisation au prix d’une incompréhension généralisée et de l’opprobre internationale.
Avant de développer ce sujet, je crois devoir faire une mise au point puisque d’aucuns croient déceler dans mes propos et prises de positions des relents d’extrême droite et de complaisance pour les dictatures.

Je me rends régulièrement en Syrie depuis 1966 et y ai résidé pendant plusieurs années. Je ne prétends pas connaître intimement ce pays mais je pense quand même mieux le connaître que certains de ces journalistes qui en reviennent pleins de certitudes après un voyage de trois ou quatre jours.
Mes activités m’ont amené à devoir fréquenter à divers titres les responsables des services de sécurité civils et militaires syriens depuis la fin des années 70. J’ai pu constater qu’ils ne font ni dans la dentelle ni dans la poésie et se comportent avec une absolue sauvagerie. Ce n’est pas qu’ils ont une conception différente des droits de l’homme de la nôtre. C’est qu’ils n’ont aucune conception des droits de l’homme…

Leur histoire explique en grande partie cette absence. D’abord, ils puisent leur manière d’être dans quatre siècle d’occupation par les Turcs ottomans, grands experts du pal, de l’écorchage vif et du découpage raffiné. Ensuite, ils ont été créés sous la houlette des troupes coloniales françaises pendant le mandat de 1920 à 1943, et, dès l’indépendance du pays, conseillés techniquement par d’anciens nazis réfugiés, de 1945 jusqu’au milieu des années 50, et ensuite par des experts du KGB jusqu’en 1990. Tout ceci n’a guère contribué à développer chez eux le sens de la douceur, de la tolérance et du respect humain.

Quant au régime syrien lui-même, il ne fait aucun doute dans mon esprit que c’est un régime autoritaire, brutal et fermé. Mais le régime syrien n’est pas la dictature d’un homme seul, ni même d’une famille, comme l’étaient les régimes tunisien, égyptien, libyen ou irakien. Tout comme son père, Bashar el-Assad n’est que la partie visible d’un iceberg communautaire complexe et son éventuel départ ne changerait strictement rien à la réalité des rapports de pouvoir et de force dans le pays. Il y a derrière lui 2 millions d’Alaouites encore plus résolus que lui à se battre pour leur survie et plusieurs millions de minoritaires qui ont tout à perdre d’une mainmise islamiste sur le pouvoir, seule évolution politique que l’Occident semble encourager et promouvoir dans la région.

Quand je suis allé pour la première fois en Syrie en 1966, le pays était encore politiquement dominé par sa majorité musulmane sunnite qui en détenait tous les leviers économiques et sociaux. Et les bourgeois sunnites achetaient encore – parfois par contrat notarié – des jeunes gens et de jeunes filles de la communauté alaouite dont ils faisaient de véritables esclaves à vie, manouvriers agricoles ou du bâtiment pour les garçons, bonnes à tout faire pour les filles.

Les Alaouites sont une communauté sociale et religieuse persécutée depuis plus de mille ans. Je vous en donne ici une description rapide et schématique qui ferait sans doute hurler les experts mais le temps nous manque pour en faire un exposé exhaustif.

Issus au Xè siècle aux frontières de l’empire arabe et de l’empire byzantin d’une lointaine scission du chiisme, ils pratiquent une sorte de syncrétisme mystique compliqué entre des éléments du chiisme, des éléments de panthéisme hellénistique, de mazdéisme persan et de christianisme byzantin. Ils se désignent eux mêmes sous le nom d’Alaouites – c’est à dire de partisans d’Ali, le gendre du prophète – quand ils veulent qu’on les prenne pour des Musulmans et sous le nom de Nosaïris – du nom de Ibn Nosaïr, le mystique chiite qui a fondé leur courant – quand ils veulent se distinguer des Musulmans. Et – de fait – ils sont aussi éloignés de l’Islam que peuvent l’être les chamanistes de Sibérie.

Et cela ne leur a pas porté bonheur…. Pour toutes les religions monothéistes révélées, il n’y a pas pire crime que l’apostasie. Les Alaouites sont considérés par l’Islam sunnite comme les pires des apostats. Cela leur a valu au XIVè siècle une fatwa du jurisconsulte salafiste Ibn Taymiyya, l’ancêtre du wahhabisme actuel, prescrivant leur persécution systématique et leur génocide. Bien que Ibn Taymiyyah soit considéré comme un exégète non autorisé, sa fatwa n’a jamais été remise en cause et est toujours d’actualité, notamment chez les salafistes, les wahhabites et les Frères musulmans. Pourchassés et persécutés, les Alaouites ont dû se réfugier dans les montagnes côtières arides entre le Liban et l’actuelle Turquie tout en donnant à leurs croyances un côté hermétique et ésotérique, s’autorisant la dissimulation et le mensonge pour échapper à leur tortionnaires.

Il leur a fallu attendre le milieu du XXè siècle pour prendre leur revanche. Soumis aux occupations militaires étrangères depuis des siècles, les bourgeois musulmans sunnites de Syrie ont commis l’erreur classique des parvenus lors de l’indépendance de leur pays en 1943. Considérant que le métier des armes était peu rémunérateur et que l’institution militaire n’était qu’un médiocre instrument de promotion sociale, ils n’ont pas voulu y envoyer leurs fils. Résultat : ils ont laissé l’encadrement de l’armée de leur tout jeune pays aux pauvres, c’est à dire les minorités : Chrétiens, Ismaéliens, Druzes, Chiites et surtout Alaouites. Et quand vous donnez le contrôle des armes aux pauvres et aux persécutés, vous prenez le risque à peu près certain qu’ils s’en servent pour voler les riches et se venger d’eux. C’est bien ce qui s’est produit en Syrie à partir des années 60.

Dans les années 70, Hafez el-Assad, issu d’une des plus modestes familles de la communauté alaouite, devenu chef de l’armée de l’air puis ministre de la défense, s’est emparé du pouvoir par la force pour assurer la revanche et la protection de la minorité à laquelle sa famille appartient et des minorités alliées – Chrétiens et Druzes – qui l’ont assisté dans sa marche au pouvoir. Ils s’est ensuite employé méthodiquement à assurer à ces minorités – et en particulier à la sienne – le contrôle de tous les leviers politiques, économiques et sociaux du pays selon des moyens et méthodes autoritaires dont vous pourrez trouver la description détaillée dans un article paru il y maintenant près de vingt ans.
Face à la montée du fondamentalisme qui progresse à la faveur de tous les bouleversements actuels du monde arabe, son successeur se retrouve comme les Juifs en Israël, le dos à la mer avec le seul choix de vaincre ou mourir. Les Alaouites ont été rejoints dans leur résistance par les autres minorités religieuses de Syrie, Druzes, Chi’ites, Ismaéliens et surtout par les Chrétiens de toutes obédiences instruits du sort de leurs frères d’Irak et des Coptes d’Égypte.

Car, contrairement à la litanie que colportent les bien-pensants qui affirment que « si l’on n’intervient pas en Syrie, le pays sombrera dans la guerre civile »…. eh bien non, le pays ne sombrera pas dans la guerre civile. La guerre civile, le pays est dedans depuis 1980 quand un commando de Frères musulmans s’est introduit dans l’école des cadets de l’armée de terre d’Alep, a soigneusement fait le tri des élèves officiers sunnites et des alaouites et a massacré 80 cadets alaouites au couteau et au fusil d’assaut en application de la fatwa d’Ibn Taymiyya. Les Frères l’ont payé cher en 1982 à Hama – fief de la confrérie – que l’oncle de l’actuel président a méthodiquement rasée en y faisant entre 10 et 20.000 morts. Mais les violences intercommunautaires n’ont jamais cessé depuis, même si le régime a tout fait pour les dissimuler.

Alors, proposer aux Alaouites et aux autres minorités non arabes ou non sunnites de Syrie d’accepter des réformes qui amèneraient les islamistes salafistes au pouvoir revient très exactement à proposer aux Afro-américains de revenir au statu quo antérieur à la guerre de sécession. Ils se battront, et avec sauvagerie, contre une telle perspective.

Peu habitué à la communication, le régime syrien en a laissé le monopole à l’opposition. Mais pas à n’importe quelle opposition. Car il existe en Syrie d’authentiques démocrates libéraux ouverts sur le monde, qui s’accommodent mal de l’autoritarisme du régime et qui espéraient de Bashar el-Assad une ouverture politique. Ils n’ont obtenu de lui que des espaces de liberté économique en échange d’un renoncement à des revendications de réformes libérales parfaitement justifiées. Mais ceux-là, sont trop dispersés, sans moyens et sans soutiens. Ils n’ont pas la parole et sont considérés comme inaudibles par les médias occidentaux car, en majorité, ils ne sont pas de ceux qui réclament le lynchage médiatisé du « dictateur » comme cela a été fait en Libye.

Si vous vous vous informez sur la Syrie par les médias écrits et audiovisuels, en particulier en France, vous n’aurez pas manqué de constater que toutes les informations concernant la situation sont sourcées « Observatoire syrien des droits de l’homme » (OSDH) ou plus laconiquement « ONG », ce qui revient au même, l’ONG en question étant toujours l’Observatoire syrien des droits de l’homme.
L’observatoire syrien des droits de l’homme, c’est une dénomination qui sonne bien aux oreilles occidentales dont il est devenu la source d’information privilégiée voire unique. Il n’a pourtant rien à voir avec la respectable Ligue internationale des droits de l’homme. C’est en fait une émanation de l’Association des Frères musulmans et il est dirigé par des militants islamistes dont certains ont été autrefois condamnés pour activisme violent, en particulier son fondateur et premier Président, Monsieur Ryadh el-Maleh. L’Osdh s’est installé à la fin des années 80 à Londres sous la houlette bienveillante des services anglo-saxons et fonctionne en quasi-totalité sur fonds séoudiens et maintenant qataris.

Je ne prétends nullement que les informations émanant de l’OSDH soient fausses, mais, compte tenu de la genèse et de l’orientation partisane de cet organisme, je suis tout de même surpris que les médias occidentaux et en particulier français l’utilisent comme source unique sans jamais chercher à recouper ce qui en émane.

Second favori des médias et des politiques occidentaux, le Conseil National Syrien, créé en 2011 à Istanbul sur le modèle du CNT libyen et à l’initiative non de l’État turc mais du parti islamiste AKP. Censé fédérer toutes les forces d’opposition au régime, le CNS a rapidement annoncé la couleur. Au sens propre du terme…. Le drapeau national syrien est composé de trois bandes horizontales. L’une de couleur noire qui était la couleur de la dynastie des Abbassides qui a régné sur le monde arabe du 9è au 13è siècle. L’autre de couleur blanche pour rappeler la dynastie des Omeyyades qui a régné au 7è et 8è siècle. Enfin, la troisième, de couleur rouge, censée représenter les aspirations socialisantes du régime. Dès sa création, le CNS a remplacé la bande rouge par la bande verte de l’islamisme comme vous pouvez le constater lors des manifestations anti-régime où l’on entend plutôt hurler « Allahou akbar ! » que des slogans démocratiques.

Cela dit, la place prédominante faite aux Frères musulmans au sein du CNS par l’AKP turc et le Département d’État américain a fini par exaspérer à peu près tout le monde. La Syrie n’est pas la Libye et les minorités qui représentent un bon quart de la population entendent avoir leur mot à dire, même au sein de l’opposition. Lors d’une visite d’une délégation d’opposants kurdes syriens à Washington en avril dernier, les choses se sont très mal passées. Les Kurdes sont musulmans sunnites mais pas Arabes. Et en tant que non-arabes, ils sont voués à un statut d’infériorité par les Frères. Venus se plaindre auprès du Département d’État de leur marginalisation au sein du CNS, ils se sont entendus répondre qu’ils devaient se soumettre à l’autorité des Frères ou se débrouiller tout seuls. Rentrés à Istanbul très fâchés, ils se sont joints à d’autres opposants minoritaires pour démettre le président du CNS, Bourhan Ghalioun, totalement inféodé aux Frères, et le remplacer par un Kurde, Abdelbassett Saïda qui fera ce qu’il pourra – c’est à dire pas grand chose – pour ne perdre ni l’hospitalité des islamistes turcs, ni l’appui politique des néo-conservateurs Américains, ni, surtout, l’appui financier des Séoudiens et des Qataris.

Tout cela fait désordre, bien sûr, mais est surtout révélateur de l’orientation que les États islamistes appuyés par les néo-conservateurs américains entendent donner aux mouvements de contestation dans le monde arabe.

Ce ne sont évidemment pas ces constatations qui vont rassurer les minorités de Syrie et les inciter à la conciliation ou à la retenue. Les minorités de Syrie – en particulier, les Alaouites qui sont en possession des appareils de contrainte de l’État – sont des minorités inquiètes pour leur survie qu’elles défendront par la violence. Faire sortir le président syrien du jeu peut à la rigueur avoir une portée symbolique mais ne changera rien au problème. Ce n’est pas lui qui est visé, ce n’est pas lui qui est en cause, c’est l’ensemble de sa communauté qui se montrera encore plus violente et agressive si elle perd ses repères et ses chefs. Plus le temps passe, plus la communauté internationale entendra exercer des pressions sur les minorités menacées, plus les choses empireront sur le modèle de la guerre civile libanaise qui a ensanglanté ce pays de 1975 à 1990.

Il aurait peut être été possible à la communauté internationale de changer la donne il y a un an en exigeant du pouvoir syrien des réformes libérales en échange d’une protection internationale assurée aux minorités menacées. Et puisque l’Arabie et la Qatar – deux monarchies théocratiques se réclamant du wahhabisme – sont théoriquement nos amies et nos alliées, nous aurions pu leur demander de déclarer la fatwa d’Ibn Taymiyyah obsolète, nulle et non avenue afin de calmer le jeu. Il n’en a rien été. À ces minorités syriennes menacées, l’Occident, France en tête, n’a opposé que la condamnation sans appel et l’anathème parfois hystérique tout en provoquant partout – politiquement et parfois militairement – l’accession des intégristes islamistes au pouvoir et la suprématie des États théocratiques soutenant le salafisme politique.

Débarrassés des ténors sans doute peu vertueux du nationalisme arabe, de Saddam Hussein, de Ben Ali, de Moubarak, de Kadhafi, à l’abri des critiques de l’Irak, de l’Algérie et de la Syrie englués dans leurs conflits internes, les théocraties pétrolières n’ont eu aucun mal à prendre avec leurs pétrodollars le contrôle de la Ligue Arabe et d’en faire un instrument de pression sur la communauté internationale et l’ONU en faveur des mouvements politiques fondamentalistes qui confortent leur légitimité et les mettent à l’abri de toute forme de contestation démocratique.

Que les monarchies réactionnaires défendent leurs intérêts et que les forces politiques fondamentalistes cherchent à s’emparer d’un pouvoir qu’elles guignent depuis près d’un siècle n’a rien de particulièrement surprenant. Plus étrange apparaît en revanche l’empressement des Occidentaux à favoriser partout les entreprises intégristes encore moins démocratiques que les dictatures auxquelles elles se substituent et à vouer aux gémonies ceux qui leur résistent.
Prompt à condamner l’islamisme chez lui, l’Occident se retrouve à en encourager les manœuvres dans le monde arabe et musulman. La France, qui n’a pas hésité à engager toute sa force militaire pour éliminer Kadhafi au profit des djihadistes et à appeler la communauté internationale à en faire autant avec Bashar el-Assad, assiste, l’arme au pied, au dépeçage du Mali par des hordes criminelles qui se disent islamistes parce que leurs rivaux politiques ne le sont pas.

De même les médias et les politiques occidentaux ont assisté sans broncher à la répression sanglante par les chars séoudiens et émiratis des contestataires du Bahraïn, pays à majorité chiite gouverné par un autocrate réactionnaire sunnite. De même les massacres répétés de Chrétiens nigérians par les milices du Boko Haram ne suscitent guère l’intérêt des médias et encore moins la condamnation par nos politiques. Quant à l’enlèvement et la séquestration durable de quatre membres de la Cour Pénale Internationale par des « révolutionnaires » libyens, elle est traitée en mode mineur et passe à peu près inaperçue dans nos médias dont on imagine l’indignation explosive si cet enlèvement avait été le fait des autorités syriennes, algériennes ou de tel autre pays non encore « rentré dans le rang » des « démocratures », ces dictatures islamistes sorties des urnes.

À défaut de logique, la morale et la raison nous invitent tout de même à nous interroger sur cette curieuse schizophrénie de nos politiques et nos médias. L’avenir dira si notre fascination infantile pour le néo-populisme véhiculé par Internet et si les investissements massifs du Qatar et de l’Arabie dans nos économies en crise valaient notre complaisance face à la montée d’une barbarie dont nous aurions tort de croire que nous sommes à l’abri.

La bataille des jeux olympiques -7 et fin

La bataille des jeux olympiques -7 et fin
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Ce sun-day 12, la flamme olympique des JO 2012 va s’éteindre et toutes les tribus planétaires vont retourner chez elles, certaine auréolées de gloire en tête de tableau, alors que pour beaucoup d’autres, seul l’exploit individuel d’un athlète entretiendra la fierté local un éphémère instant. Incontestablement les JO sont devenus un phénomène planétaire, suivit par 5 milliards d’individus. Ce qui en fait un formidable outil de propagande et une immense machine à cash qui brasse désormais des milliards. Ces quatre dernières années, les revenus olympiques ont augmenté de 47%, atteignant 8 milliards de dollars.

Avec un CIO au fonctionnement opaque, mais qui sait entretenir la flamme de ses valeurs au travers du temps. Comme à Latour en 2010 (Virton), où le comte Jacques Rogge, actuel président du Comité international olympique (CIO), &tait venu inaugurer, la nouvelle scénographie du musée Baillet Latour et une stèle olympique, sur la tombe du comte Henri de Baillet Latour.


Le comte Henri de Baillet-Latour entouré de Adolf Hitler et Rudolf Hess, lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de 1936.
Ce dernier, décédé en 1949, fut lui aussi président du CIO de 1925 à 1942, succédant à Pierre de Coubertin. En tant que président du CIO, il avait éprouvé une "grande joie à la suite des merveilleux Jeux Olympiques à Berlin 1936". A l'époque le comte Henri de Baillet-Latour déplorait les méfaits des Juifs et écrivait en 1940 : "(...) Terrible bataille entre barbares (soviétiques) et les Finlandais [...]. Cette guerre que les Bolcheviques attendaient depuis 1920 devint un fait réel grâce à l'aide des Juifs, pour le seul bénéfice de la Russie. Treize millions de chrétiens aux mains des rouges en Ukraine; le contrôle de la Baltique perdu pour l'Allemagne; les états baltes imprégnés de culture germanique depuis quelque 1000 ans sont aujourd'hui sous l'influence de la Russie rouge." Le comte Jacques Rogge

Le CIO qui sait honorer le souvenir des directeurs qui se sont illustrés dans la collaboration avec les nazis, sait également oublier les souvenirs qui le dérangent. Le Comité international olympique (CIO) a tenu sa promesse et n’a pas fait respecter une minute de silence pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques vendredi 27 juillet. Au lieu de cela, il y a eu deux moments de recueillement. Aucun des deux n’a été pour les 11 athlètes israéliens assassinés lors des Jeux olympiques de Munich en 1972. D’abord, la cérémonie a fait une pause pour «un moment de souvenir pour tous les peuples de tous les pays» afin d’honorer «ceux tombés pendant les deux guerres mondiales et tous les autres conflits» selon les mots des commentateurs de la BBC. Après ce moment générique pour la guerre, la cérémonie a fait une nouvelle pause de réflexion silencieuse «pour respecter notre mur de la mémoire pour les amis et les familles de ceux présents dans le stade qui ne peuvent pas être ici ce soir». Le président du CIO, Jacques Rogge, a justifié la décision de ne pas honorer les victimes des attentats terroristes de Munich en expliquant que «la cérémonie d’ouverture a une atmosphère qui n’est pas adaptée à la mémoire d’un incident aussi tragique.»

Le bel esprit olympique

Si le CIO sait entretenir le passé, il sait aussi préparer l’avenir. L’incroyable manière dont a évolué la gestion des droits de propriété intellectuelle par le CIO, donne une parfaite idée de l’esprit satanique qui anime cette instance. Jeux, olympique, Londres, médaille, 2012, il est interdit aux médias d’utiliser deux de ces mots dans la même phrase sous peine d’amende. Pas seulement pour les médias, d’ailleurs, puisque certains établissement londoniens tels que l’Olympic Bar ou le London Olympus Hotel ont été sommés de changer de noms. C’est parce que sur le modèle du Patriot Act, existe un Olympics Game Act qui entend règlementer la liberté d’expression pendant la durée des jeux. Idem pour l’utilisation des symboles tels que les anneaux olympiques. Un boulanger a été obligé d’enlever de sa vitrine des pains qu’il avait réalisés en forme d’anneaux ; une fleuriste a subi la même mésaventure pour des bouquets reprenant ce symbole et une grand-mère a même été inquiétée parce qu’elle avait tricoté pour une poupée un pull aux couleurs olympiques, destiné à être vendu pour une action de charité !


Si vous êtes spectateurs, lisez bien les clauses détaillées sur vos billets d’entrée. Ainsi n’escomptez pas rediffuser des vidéos ou des photos sur les réseaux sociaux, des cellules de surveillance ont été mises en place pour épier des sites comme Twitter, Facebook, Youtube, Facebook ou Instagram. Un ptit creux entre deux compètes ? Pas de souci Mac DO est venu avec ses frites sur lesquelles il a l’exclusivité, même s’il a fallu faire une exception pour les fish’n chips nationales. Et ne vous habillez pas n’importe comment si vous tenez à entrer. Adidas étant le sponsor officiel, on tolèrera que vous portiez des Nike mais après faut pas déconner ! Les autres, du balai ! Idem si vous avez un tee-shirt Pepsi, pas question, Coca-Cola tient à régner en maître. Et comme toute connotation politique n’est pas mieux vue, ne comptez pas arborer votre T-shirt rapporté de Cuba à l’effigie du Che. Pas de politique dans le sport, non mais ! (petite astuce : si vous tenez vraiment à votre Che Guevara sur la poitrine vous n’avez qu’à dire que pour vous cela correspond à une religion. Ça au moins on ne voit pas qui pourrait l’interdire…). Enfin laissez à la maison vos clés 3G ou wifi sous peine de confiscation : British Telecom a décroché une exclusivité sur l’accès wifi et les spectateurs devront payer (mais uniquement par carte Visa, sponsor oblige !).

Liste non exhaustive, et nous vous invitons à lire l’article intégral qui a été notre source pour ce billet sous la plume de Netmamou (blogs.mediapart) mais agrémenté de vidéos à l’appui sur le site : http://scinfolex.wordpress.com/2012/07/27/comment-la-propriete-intellectuelle-a-transforme-les-jeux-olympiques-en-cauchemar-cyberpunk/

Le sceau de l’infamie

N’importe quel chrétien honnête, se rendrait rapidement compte que les jeux olympiques revêtent un profond caractère antéchrist en faisant un minimum de recherches. Personnellement aucun des 7 articles écrits contre ces jeux n’a été préparé à l’avance, j’ai juste suivi l’inspiration du moment en faisant des recherches rapides sur le net. Je pourrais encore écrire plein d’autres choses sur le sujet, mais je souhaite finir sur une note spirituelle, pour démontrer jusqu’où le diable peut aller pour corrompre les hommes.

Lorsque le logo des London Olympics fût révélé en juin 2007 et qui coûta 400000£ il a été mal accueilli par le public du fait de son prix et de son pauvre design par les créateurs de Cosmic Mind (esprit cosmique). En dépit de la pression du public, l’International Olympic Committee a décidé de garder ce logo, sans aucune flexibilité. En d'autres termes, ce logo était particulièrement important. Pourquoi?

Officiellement la symbolique représentée sur les médailles est une expression architecturale, une métaphore de la ville moderne qui ressemble délibérément à un bijou, constitué par des cristaux en croissance géologique. La ville dans son principe est au cœur de l’idée du logo, mais il y a eu d’autres interprétations sur le sens symbolique du logo, certains ont dit qu’il masquait une Swastika en faisant tourner de 90° l’image et en la superposant, ou encore qu’il s’agit d’un acte sexuel. Mais en un coup d'œil on peut facilement former les nombres 2012, mais pourquoi cette typo? Clairement on a voulu superposer l’image de la ville de Londres avec la date de 2012.

Mais si on peut superposer ainsi les images, rien n’interdit de penser que l’on peut aller plus loin dans l’idée de la ville et du symbole. Si on peut facilement voir le nombre 2012, à quoi sert le ‘point’ aléatoire? Le logo, représentant 2012 d'une façon particulière, dissimulerait en fait le mot «zion». Ce qui provoque d’ailleurs la fureur des iraniens, car depuis le 28 février 2011, la presse iranienne rejette avec véhémence le logo des Jeux Olympiques de Londres 2012. Extrait : "la conception est rudimentaire et niaise. Le logo montre le mot ZION écrit en couleur rose – une couleur très appréciée par les adeptes de la déviance sexuelle occidentale (homosexuels)". Selon Téhéran, on lit le mot “Zion” (Sion, en anglais), qui désigne la cité de Jérusalem, capitale de l’Etat juif, dont la République islamique d’Iran récuse l’existence.


Au moins sur ce point, les fanatiques iraniens font preuve de bien plus de clairvoyance que beaucoup d’occidentaux bercés par l’illusion d’un hypothétique idéal olympique. Personnellement je ne m’étonne pas de la confusion du genre entre Sion et London. Spirituellement, cette ville remplie de symboles maçonniques comme les autres grandes capitales occidentales, est avant tout la capitale de la finance mondiale, la nouvelle religion planétaire universelle qui voue un culte effréné à Mammon.

Les Jeux Olympiques entrainent systématiquement une ouverture sur le monde très importante de la part du pays hôte. Les retombées des JO en termes de notoriété pour le pays organisateur et le pouvoir en place sont considérables. Tout d'abord, la manière dont un pays va accueillir et "utiliser" les Jeux va modifier son image et la place qu'il occupe pays sur la scène internationale. Sur le plan intérieur, la nécessaire mobilisation de la population autour du projet pourra avoir des conséquences politiques importantes. Les jeux olympiques constituent donc une vitrine vers l'extérieur et un instrument de mobilisation vis à vis de la population. La force de cet outil a été bien comprise et utilisée dans l'histoire des Jeux. Nous gardons tous en mémoire les jeux de Berlin par exemple ou ceux de Moscou dans lesquels la lutte entre le régime soviétique et américain a occulté les Jeux eux-mêmes.

Ainsi la valeur spirituelle, politique et économique est sublimée par l’organisation des jeux et du nombre élevé de médailles que la Grande-Bretagne emporte en 2012. Troisième nation après les superpuissances américaine et chinoise, Londres veut vraiment être la Nouvelle Jérusalem de l’ère olympique moderne. Dans ce combat sur les valeurs qui inverse le sens qu’en décrivent les livres de la Bible, Israël cette année s’interroge encore pourquoi depuis le début des épreuves sportives, aucune équipe, aucun athlète n’a été capable de décrocher ne serait-ce qu’une médaille. Bien que la chose semble évidente quand on lit mes articles.

Trop dur pour les autorités israéliennes qui ont annoncé mercredi qu'un comité spécial serait formé pour tenter de déterminer les raisons de l'échec des équipes israéliennes aux Jeux Olympiques de Londres. Malgré des ressources financières plus grandes que jamais cette année, l'équipe israélienne risque de rentrer des jeux les mains vides, a commenté le ministre israélien de la Culture et des Sports, Limor Livnat. Pourtant Israël devrait savoir qu’il n’est pas un pays comme les autres. Cette fois clairement l’Eternel est intervenu pour affirmer Son autorité sur celle des dieux du stade. L’absence de médaille pour la fille de Sion est la preuve au contraire de l’amour et de l’attachement de son Dieu pour Son pays, qu’Il protège des forces occultes qui règnent sur les jeux et l'amalgame avec le nom de Sion.

Le monde occidental chrétien et en particulier Londres cette année, viennent donc d'entrer en guerre ouverte avec le Seigneur lui-même. Le poids des médailles emportées cette année par les nations vont peser spirituellement bien lourd, par les malédictions qu’elles vont propager, à cause de l’immense charge symbolique contenue dans les breloques. On n’enflamme pas la colère de Dieu sans que cela ne porte à conséquence et on pourra le mesurer à sa juste valeur après les jeux.

Friday, August 3, 2012

La bataille des jeux olympiques -1

La bataille des jeux olympiques -1
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En décembre 2009 j’avais innové en inventant le concept de la bataille spirituelle contre l’esprit de Noël pour tout le mois de décembre: La bataille de Noël. Je vais reprendre l’idée pour couvrir le principe des jeux païens olympiques modernes. Car de plus en plus de symboles religieux s’imposent dans notre quotidien sans que l’on y prête la moindre attention. Cela va du symbole européen de la couronne mariale, à la bûche de Noël ou du lapin de pâques, aux obélisques, etc. Les jeux olympiques n’étant qu’une facette de la guerre spirituelle qui nous entoure et dont plus personne ne fait attention. Cependant le Seigneur nous avait prévenu : Matthieu 24 : 11 Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. 12 Et, parce que l’iniquité se sera accrue, l'amour (du Christ) du plus grand nombre se refroidira. 13 Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

Cette année les jeux sont à Londres et le dragon c’est trouvé un nouveau nid pour y pondre ses œufs après Pékin. Londres, capitale emblématique de la finance mondiale, elle-même archétype d’une finance qui a su s’affranchir de toute barrière et de toute morale. Ainsi en pleine crise financière, la pire depuis la grande dépression des années 30, le dieu Mammon et ceux de l’Olympe, vont-ils mener ensemble pour quelques jours le monde, pour leurs seuls gloire et vanité. Jeux dont les symboles seront forts, comme la colombe et la branche d’olivier à Olympie, associées pour le rituel de l’allumage par Apollon (le soleil). Cette image renvoie directement à l’image de Noé et de la colombe qui revient avec un rameau d’olivier, symbole de la paix retrouvée avec Dieu.




La torche allumée à Olympie se retrouvera à Londres où elle sera distribuée à sept jeunes athlètes, qui représentent le transfert générationnel et également le chiffre de l’Eternel. Les sept se sont ensuite dirigés vers les 204 pétales qui symbolisent les 204 délégations engagées aux Jeux Olympiques. Ces pétales d’acier se sont relevés pour former la grande flamme olympique qui illuminera le ciel de Londres jusqu’au 12 août. Le choix de recourir à sept jeunes athlètes a permis au comité d’organisation de souligner son mot d’ordre et slogan pour ces Jeux Olympiques : « Inspire a generation » (inspirer une génération). L’union des peuples inspirés par le même esprit, tout est dit...

Origine des jeux

Les jeux étaient profondément liés au religieux et le fait qu’ils n’aient pas été annulés une seule fois en plus de mille ans montre leur caractère sacré! La victoire n’avait pas du tout le même sens. Si aujourd’hui, il s’agit de s’améliorer sans cesse, de gagner du temps, la victoire antique avait une autre portée: Gagner signifiait avoir obtenu la grâce des dieux, la victoire était en quelque sorte parrainée par les dieux et le joueur vainqueur devenait un héros, au sens mythologique du terme. D’ailleurs, point de deuxième ou de troisième vainqueurs. Un seul homme pouvait être soutenu par les dieux. En guise de récompense, une simple couronne d’olivier suffisait, l’essentiel étant ailleurs…

Au 9° siècle avant l'ère chrétienne, le roi d'Elide Iphitos dut se résoudre à demander à la grande prêtresse, le moyen de débarrasser son pays de la peste. La Pythie lui répondit que les dieux interviendraient favorablement, s'il établissait les Jeux Olympiques en leur honneur. Aussi Iphitos dut-il conclure un traité avec Sparte, déclarant Olympie inviolable durant les Jeux sacrés. C'est donc entre le fleuve Alphée et le mont Kronion que furent remportées de 776 avant J.-C. jusqu'à 393 après J.-C., soit pendant plus de onze siècles, les victoires les plus éclatantes de l'Antiquité. Se déroulant tous les quatre ans, ces Jeux devaient en effet se développer très rapidement par l'adjonction de nouvelles disciplines et la participation de plus en plus massive des représentants des autres cités grecques.

Toutes les photos ci-dessous sont prises avec les interprètes habillés en prêtresses qui se sont réunis pour une cérémonie à Olympie en mai 2012, où ils ont fait appel à l'Apollon dieu du soleil devant le temple d’Héra, pour allumer la flamme olympique.


Olympie se trouve en Élide. Ce n'était pas une ville mais un sanctuaire. Lieu consacré aux dieux, qui n'appartenait donc à aucune nation. Ce lieu boisé et verdoyant (ce qui est plutôt rare en Grèce) porte le nom d'Altis : bois, et plus particulièrement, bois sacré. À l'origine, l'Altis possédait un temple en l'honneur de la déesse Héra. Entre -468 et -457, les Grecs bâtissent un temple en l'honneur de Zeus, le dieu des dieux. Une vingtaine d'années plus tard, le sculpteur Phidias termine la statue colossale de Zeus, d'or et d'ivoire, érigée à l'intérieur du temple. C'est l'une des 7 merveilles du monde. L’œuvre de Phidias représente Zeus, couronné d’un rameau d’olivier, tenant dans sa main droite une statuette de Niké, déesse ailée qui représente la victoire, tandis que sa main gauche tient un sceptre décoré où l’on peut d’ailleurs percevoir un aigle perché. La couronne des vainqueurs sera tressée avec des rameaux cueillis sur les oliviers près du temple.

La première journée se déroulait dans l'enceinte sacrée, dans laquelle se dressait, imposante, la masse d'or et d'ivoire du temple de Zeus et quatre-vingts autels devant lesquels s'amoncelaient les trésors offerts aux dieux par les citoyens grecs. Après ces cérémonies religieuses consacrées aux cantiques et aux prières, le cortège empruntait, dès l'aurore, le lendemain, la direction du stade ; les dix magistrats ouvraient ce défilé, suivis des députations et des concurrents A l'issue de l'appel de chaque engagé, se déroulaient les premières courses.

La flamme comme principe divin

Héros de la mythologie grecque, Prométhée se vit confier par Zeus la mission de créer l'humanité et de doter les êtres vivants de dons nécessaires à leur survie. Mais Zeus avait interdit aux hommes l'usage du feu, attribut de sa puissance divine.

Prométhée qui était fils et frère de Titans alors en conflit avec Zeus, profita d'une invitation de la déesse Athéna sur l'Olympe pour y dérober le feu. Prométhée, désireux de parfaire l'humanité, remit le feu aux hommes ainsi maîtres des éléments. Le héros fut puni par Zeus qui le fit attacher au rocher de Caucase où un aigle venait chaque jour lui ronger son foie qui se régénérait chaque nuit. Prométhée est finalement libéré par Hercule fondateur mythique des jeux.

Dans la Grèce antique, le feu était un élément sacré et brûlait en permanence dans les temples et sanctuaires. Son allumage était aussi symbolique et se faisait par l'intermédiaire d'un miroir parabolique (skaphia) qui concentre les rayons du soleil. Une flamme était placée au milieu des sites sportifs et du banquet installé pour les athlètes sur l'autel de la déesse du foyer Hestia. D'autres feux illuminaient les temples de Zeus et d'Héra. Les lampadédromies, ancêtres du relais de la flamme olympique, étaient des processions de flambeaux pour honorer les dieux. Les sportifs couraient sur une courte distance depuis un feu sacré jusqu'à l'autel. A Athènes, les jeux voyaient s'affronter plusieurs équipes de relayeurs. Les vainqueurs avaient l'honneur d'allumer l'autel de Prométhée.

Le maitre de l’Olympe Zeus et Héra son épouse, étaient donc par le feu sacré, représentés aux jeux. Aujourd’hui c’est devant le temple d’Héra à Olympie, que des actrices représentant les prêtresses de la déesse, rejouent le cérémoniel de l’allumage sacré de la flamme olympique.






Héra est la personnification féminine de la belle saison. Ce n’est que par la suite que son union avec Zeus est interprétée comme le prototype de l’union légitime. Sa couleur symbolique est la couleur blanche theá leukốlenos, déesse aux bras blancs, divinité d’élection d’Argos « la ville blanche ». Héra est enfin liée aux Heures, ces divinités du retour du printemps et enfin aux héros dont le prototype est Héraclès celui qui a la gloire d’Héra. Le vainqueur aux jeux olympiques devient ainsi symboliquement un reflet mystique d’Héraclès, qui glorifie la déesse Héra.

Héra est également présentée comme la déesse du mariage et des épouses, protectrice du couple, de la fécondité et des femmes en couche. Sous son épiclèse d’hoplosmía, au cap Lakinion et à Élis, elle assume une fonction guerrière. Ce qui par ces caractéristiques divines, lui donne toutes les ressemblances à l’antique Ishtar babyloniennes, dont les traits divins sont identiques. Mais cependant c’est à la déesse Hestia qu’il convient d’attribuer le principe du feu sacré olympien.

L'origine divine du feu en fait un élément sacré et les Grecs avaient pour habitude de faire brûler un feu en permanence devant les principaux temples. La pureté de ce feu était garantie par la technique d'allumage : la flamme était obtenue par les rayons du soleil captés au centre d'un récipient appelé skaphia, (l'ancêtre du miroir parabolique utilisé aujourd'hui pour l'allumage de la flamme olympique). Au sanctuaire d'Olympie, là où se déroulaient les Jeux Olympiques de l'Antiquité, une flamme brûlait en permanence sur l'autel de la déesse Hestia situé dans le Prytanée (bâtiment utilisé pour les grands banquets offerts aux athlètes à la fin des Jeux). Hestia est donc la gardienne du feu olympique.

Dans la mythologie grecque, Hestia est la divinité du feu sacré et du foyer. Fille aînée de Cronos et de Rhéa, sœur de Zeus, Poséidon, Hadès, Héra et Déméter, elle appartient à la génération des douze grandes divinités de l'Olympe. Dans la mythologie romaine, elle correspond à Vesta. L’Hymne homérique à Aphrodite indique que Cronos l'engendre « la première — et aussi la dernière », sans doute parce qu'elle est la dernière à être recrachée par son père. Aînée des dieux, elle jouit d'une considération particulière parmi les Olympiens. L'hymne delphique d'Aristonoos la nomme ainsi la « maîtresse du ciel et de la terre».

Presque aucun mythe ne se rattache à cette déesse. Dans l’Hymne homérique à Aphrodite, Apollon et Poséidon la poursuivent de leurs assiduités, mais Hestia refuse leurs propositions à tous deux et jure sur le Styx, en touchant la tête de Zeus, de rester vierge à jamais — tout comme Artémis et Athéna. En compensation, elle obtient de Zeus le privilège d'être honorée dans chaque demeure humaine et dans tous les temples. La légende est probablement inventée par l'auteur pour mettre en évidence ses principales caractéristiques : Hestia est une déesse vierge et immuable. Quand Platon met en scène le cortège des Olympiens, dans le Phèdre, il précise qu'Hestia n'en fait pas partie, car elle demeure en permanence sur l'Olympe. Dans le culte, Hestia est liée à Apollon : elle veille sur le foyer de Delphes, l'un de ses principaux sanctuaires et à Délos, sa statue est assise sur l'omphalos, le nombril du monde.

Les Grecs commençaient et finissaient tous leurs sacrifices par honorer Vesta/Hestia, et l'invoquaient la première, avant tous les autres dieux. Plus tard à Rome, ainsi que chez les grecs, Vesta/Hestia, la vierge, n'avait d'autre image ou d'autre symbole que le feu sacré. Les Grecs commençaient et finissaient tous leurs sacrifices par honorer Vesta, et l'invoquaient la première, avant tous les autres dieux. Une des manières de la représenter était en habit de matrone, vêtue de la stola, tenant de la main droite un flambeau ou une lampe. Ainsi Hestia la vierge, maîtresse du ciel et de la terre, est le véritable symbole du feu olympique. La forme sportive du culte catholique à la reine du ciel.

Saturday, June 16, 2012

Des signes dans le ciel... Et la mer.

Des signes dans le ciel... Et la mer.
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« Fluctuat nec mergitur » est une locution latine signifiant « Il est battu par les flots, mais ne sombre pas » Le moins que l’on puisse dire en ce moment, c’est que la tempête sur le front monétaire fait rage, mais force est de constater que contrairement aux annonces répétées sur la fin de l’euro, la monnaie n’a pas coulé. Et cela malgré les attaques répétées de l’autre malade de la dette, les Etats-Unis. Je ne cite même plus les agences de notations US, tant leurs analyses et notations sont ridicules. Dégradant à tour de bras banques et Etats européens, avec en prime un Obama donnant des leçons d'économie aux Européens en prenant pour exemple les États-Unis. Un pays submergé par la dette, qui ne s'est pas encore attaqué à son déficit et n'est pas prêt de le faire à cause des élections à venir, qui a perdu 7 millions d'emplois depuis la crise, qui arrive à peine à 2% de croissance avec 10% de déficit et ce malgré des plans de relance ruineux. La probabilité de lancement d’un QE 3 augmente de jour en jour. QE est l’abréviation de « Quantitative Easing » qui est l’équivalent de la création de monnaie par la Federal Reserve, on fait tourner la planche à billet à la place des usines…
 
Concernant la guerre des monnaies, le dollar vient de perdre une nouvelle bataille qui va l’affaiblir un peu plus. La Chine et le Japon ont annoncé mardi qu'ils allaient échanger directement leur monnaie à partir de vendredi, ce qui leur permettra de se passer du dollar pour dynamiser leur commerce bilatéral. Jusqu'à présent, le yuan et le yen s'échangeaient via le dollar qui sert de pivot dans la détermination du taux de change. Ce système, peu pratique, fait que 60% des transactions bilatérales sont actuellement effectuées en dollar. "En évitant de passer par une tierce devise, nous allons rendre plus aisé l'usage des deux monnaies, limiter les risques de perte pour les banques, réduire le coût des transactions et stimuler le marché de Tokyo", a expliqué mardi le ministre nippon des Finances, Jun Azumi. Quand la Chine et le Japon disent de concert, qu’utiliser le dollar c’est risquer des pertes, c’est que la monnaie US comme monnaie d’échange internationale c’est clairement terminé.

Le jugement vient du ciel
J’ai souvent dit qu’un des signes annonciateur du jugement en cours, se retrouve facilement dans l’état financier des compagnies aériennes. Car c’est du ciel que vient le jugement et la chose se confirme. Les bénéfices des compagnies aériennes sont en chute libre continue depuis la crise et cette année, seul 2,4 milliards d'euros ont été fait par l’ensemble du secteur, a annoncé l'Association internationale des transports aériens (Iata), un résultat en baisse de 62%. L'Iata, qui regroupe toutes les compagnies aériennes, a en revanche presque doublé son estimation des pertes attendues pour les compagnies européennes, à 1,1 milliard de dollars contre 600 millions de dollars initialement.
Cette deuxième année de déclin, après des bénéfices de 7,9 milliards l'an dernier et de 15,8 milliards de dollars en 2010, est largement imputable à la crise des dettes souveraines en Europe et aux prix élevés du pétrole, a expliqué le patron de l'Iata, Tony Tyler, à l'ouverture de l'assemblée générale annuelle de deux jours à Pékin de l'association. « La profitabilité mondiale est anémique », a dit M. Tyler, évoquant « une nouvelle année difficile » devant quelque 650 délégués des 242 compagnies membres de l'IATA, des représentants des constructeurs d'avions, des motoristes, ainsi que des sociétés de service du secteur. Ces bénéfices, sur un chiffre d'affaires total estimé à 631 milliards de dollars, « correspondent à une marge de seulement 0,5% », a dit M. Tyler, après 1,3% l'an dernier et 2,9% en 2010.
D’une certaine manière, c’est la vieille Europe et ses rentiers surdimensionnés économiquement, qui part en vrille et se crashe en flamme. Toute une génération qui a vécu à crédit, accumulant déficit et endettement se retrouve face à une réalité qu’elle a feint d’ignorer. On en était arrivé à avoir une génération d’inactif qui avait un revenu supérieur aux actifs pour vivre une vie d’hédoniste. La réalité économique a donc rattrapé le rêve d’une société de rentiers vivant pour l’amusement et les voyages, dépensant sans compter un argent qu’ils n’ont jamais réellement eu, une sorte de subprime générationnel. C’est dans les pays du sud européen que violemment la situation des retraités se rééquilibre à cause des mesures d’économies exigées par l’UE. Mais ceux du nord ne vont pas tarder à suivre.
Le cas de la France est symptomatique. La caisse de retraite est en déficit et 500 000 nouveaux pensionnés alimentant le tonneau de Danaïdes en plus chaque année. Le nouveau gouvernement jugeant que cela n’était pas assez, à donc permis à un nombre plus élevé de retraités d’accélérer la faillite du système en abaissant l’âge de la retraite. Dans un pays en récession où les jeunes gagnent moins que leurs ainés avec des jobs précaires, la suite de l’histoire est déjà écrite. Ajoutez à toutes ces folies, l’accumulation d’aides sous forme fiscale pour favoriser toujours la même classe d’âge.
Comme avec le dispositif Scellier qui permet à un retraité de s’enrichir, tout en ne payant plus d’impôts, grâce à l’exploitation abusive d’un jeune qu’il étrangle avec des loyers abusifs. Le résultat étant que presque plus aucun jeune ne peut plus avoir accès à la propriété et le marché des primo accédant tend à disparaitre. Toute l’activité économique va donc ralentir, car les jeunes ne peuvent tout simplement vivre à cause de l’hyper égoïsme d’une génération perverse de rentiers dégénérés et égoïstes. La récession devenant inévitable, le prix de l’immobilier va s’effondrer avec celui de la Bourse, car l’activité économique va plonger en suivant la détresse des jeunes. Ruinant du même coup les rentiers qui s’accrochèrent comme des forcenés à leurs privilèges obscènes et hédonistes.
In varietate concordia

Mais il n’y a pas que les voyages aériens qui annoncent la fin d’une société de loisir, une autre catastrophe récente souligne encore plus le trait de notre civilisation absurde et perverse. Le vendredi 13 Janvier, alors que l’agence Standard & Poor’s annonçait la dégradation de la note de neuf pays européens, le Costa Concordia faisait naufrage au large de la Toscane. Ce paquebot de croisière avait été nommé Concordia parce que ce nom « symbolisait la paix et l’harmonie entre les nations européennes ». In varietate concordia est la devise de l’Union européenne traduite en français par « Unie dans la diversité ».

Etrange coïncidence, le Costa Concordia avait servi de décor au dernier film de Jean-Luc Godard qui y mettait en scène et en images la disparition programmée de la civilisation européenne. Ces coïncidences ont été observées et analysées sur la toile par un certain nombre de journalistes et de blogueurs qui y sont allés chacun de leur interprétation. Une chose est cependant certaine, ce bateau est l’Europe, le bateau a 13 ponts qui portent chacun le nom d'un pays d'Europe. Ce sont: la Hollande 1, la Suède 2, la Belgique 3, la Grèce 4, l'Italie 5, l'Angleterre 6, l'Irlande 7, le Portugal 8, la France 9, l'Allemagne 10, l'Espagne 11, l'Autriche 12 et la Pologne 13. Et ces 13 pays représentant l’Union ont été frappés violemment, mais n’ont pas coulé ! Ainsi, le jour où l'économie française se voit dégradée, un bateau de croisière s'échoue, bascule dans la mer, provoque des scènes de panique que les témoins assimilent à celles du Titanic. Pourtant, les deux naufrages sont incomparables : le Titanic s'est fracassé contre un iceberg, a plongé dans les eaux froides de l'océan et a fait plus d'un millier de victimes, mais le Concordia resta écoué.

Le naufrage du paquebot italien a fait des victimes mais n'a pas englouti toute une population, à la différence du Titanic. Comment ne pas songer que la disparition de celui-ci, en 1912, annonçait à sa façon, entrait là aussi mystérieusement en correspondance avec un événement qui allait sacrifier des millions d'individus et détruire la vieille civilisation aristocratique dominant l'Europe depuis plusieurs siècles, la première guerre mondiale. Ces bateaux gigantesques, Costa Concordia et Titanic, nous fascinent parce qu'ils symbolisent nos sociétés, en sont des reproductions à petite échelle. Quand on y réfléchit, on repère les différences et les similitudes. Le Titanic représente un monde aristocratique de luxe et d'élégance qui domine le haut du navire, le bas étant occupé par le peuple, essentiellement des immigrants pour le Nouveau Monde (le film de Cameron le montre bien). C'est une société de classes très tranchées, séparées.

Le Costa Concordia est massivement emprunté par les classes moyennes, non plus dans une traversée de prestige ou de nécessité comme les passagers du Titanic mais de repos et de distraction, à l'image de la société des loisirs et de rentiers : ce sont des touristes, ce que n'étaient pas les pauvres ni les riches du Titanic...

Paraphrasant une formule de Patrick Viveret, on peut dire que le naufrage du Titanic annonce le passage d’une vieille civilisation aristocratique où ce qui a vraiment de la valeur n’a pas de prix à une nouvelle où ce qui n’a pas de prix n’a plus vraiment de valeur. Dans cette nouvelle société où l’argent est devenu roi et où l’économie est devenue le modèle d’interprétation dominant, les relations humaines sont médiatisées par des marchandises puis, le marketing aidant, par l’image de ces marchandises véhiculée par la publicité. D’où l’émergence d’une « société du spectacle » destinée à mettre en scène l’imaginaire hédoniste de la consommation.

Avec ses cinq restaurants, ses treize bars, ses quatre piscines, ses thermes, son bain turc, son casino, ses discothèques, son simulateur de Grand Prix, sa salle de jeu vidéo et son cinéma 4D doté de vingt et un fauteuils à effets spéciaux, le Concordia a été imaginé par ces promoteurs comme un véritable « Temple du Divertissement ». Il est le parfait symbole de cet imaginaire hédoniste mis en scène par la société du spectacle qui construit des décors de rêve comme autant de temples où l’homo oeconomicus célèbre dans des rituels consuméristes la religion de l’économie.

Une religion qui dicte ses dogmes, son imaginaire et ses comportements à un individu abstrait et unidimensionnel qui s’identifie totalement à ce rôle d’agent économique : celui de producteur et de consommateur. Le Concordia apparaît dès lors comme la quintessence de cet hédonisme marchand décrit ainsi par Raoul Vaneigem : « L’hédonisme a été l’idéologie du plaisir consommable. Le passé en réservait la primeur aux maîtres de la production. La classe laborieuse l’a annexé à ses acquis sociaux lorsque la nécessité de consommer lui en a accordé le privilège... L’hédonisme est le produit d’une économie, la jouissance est l’effet d’une création. »

Jean-Luc Godard est un visionnaire iconoclaste qui, en révolutionnant le cinéma, a modifié notre manière de voir le monde. S’il a choisi le Costa Concordia comme décor de son dernier film c’est pour la dimension emblématique que représentait ce temple du divertissement. Godard y met en scène et en image la fin d’une civilisation européenne oublieuse de son histoire et sacrifiant aux cultes hédonistes de la religion économique.

Destin funeste d’un bâtiment dont JLG circonscrivait le petit cirque d’aliénation touristique comme une vision possible de l’enfer et plus précisément d’une Europe libérale en proie à la dégénérescence. La métaphore prophétique ne s’arrête pas là : alors que le monde découvre, entre horreur et consternation, les images du géant des mers disparaissant à petits bouillons, déferlait depuis la veille sur le net la nouvelle du retrait du triple A de la France par l’agence de notation Standard and Poor’s. Une sorte de bonus tragico-prophétique au film de maître Godard. » (Télé Obs)

L’article du Monde qui décrit ces coïncidences est intitulé Quand Jean-Luc Godard filmait la fin du monde sur le Costa Concordia : « Ceux qui ont vu Film Socialisme, le dernier film de Jean-Luc Godard, présenté à Cannes en 2010 dans la sélection Un certain regard, savaient que le Costa Concordia voguait calmement vers une fin molle et meurtrière. Le paquebot échoué vendredi en Méditerranée, sur un récif de Toscane, y figurait en bonne place, en forme de "limbes décadentes où les touristes errent indolemment dans des intérieurs chics" selon les mots du Guardian. » (17/01/12) C’est ainsi que Godard fait du Concordia le signifiant d’une civilisation en voie de disparition.

Pour ce qui me concerne, le simili prophétisme de Godard dans Film Socialisme avec le Concordia en toile de fond, annonce une autre vision, bien réelle celle-là. C’est celle d’une France redevenue socialiste et rêvant à nouveau de croissance et de partage, qui voit le rentier voguant sur le nouveau Concordia socialiste français, s’avancer inexorablement vers le rocher de la fin des illusions. Car le Concordia renvoie à l’Europe et ses 13 ponts, ainsi qu’à « In varietate concordia » la devise européenne. Très rapidement la réalité européenne va rattraper l’illusion socialiste, et les exigences de Bruxelles ramèneront sur terre, après le naufrage, cette France qui s’imagine encore que le loisir peut remplacer le labeur, et la dette le travail.

Avec la crise de l’euro, le rentier européen va disparaitre, mais pas la monnaie européenne. Face aux Etats-Unis et leur modèle en déliquescence, le rentier américain coulera avec sa monnaie le dollar, dont le bateau amiral ressemble de plus en plus au Titanic. Ce qui va faire la différence sous peu entre les deux continents, entre un bateau qui a coulé et l’autre échoué, c’est le nombre de victimes. Car mieux vaut être pauvre que mort, nous assurera bientôt le dragon (Draghi) de la BCE.