What the Bible says about light and seed

The True Light "In him, (the Lord Jesus) was life, and that life was the light of men. The light shines in the darkness, but the darkness has not understood it. The true light that gives light to every man was coming into the world,…the world didn’t recognize him." John 1:4,9.

The Good Seed and the Weeds “The kingdom of heaven is like a man who sowed good seeds in his field. But while everyone was sleeping, his enemy came and sowed weeds among the wheat and went away.” Matthew 13:24,25.
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Thursday, August 16, 2012

La bataille des jeux olympiques -7 et fin

La bataille des jeux olympiques -7 et fin
http://schoenelblog2.blogspot.com.br/
Ce sun-day 12, la flamme olympique des JO 2012 va s’éteindre et toutes les tribus planétaires vont retourner chez elles, certaine auréolées de gloire en tête de tableau, alors que pour beaucoup d’autres, seul l’exploit individuel d’un athlète entretiendra la fierté local un éphémère instant. Incontestablement les JO sont devenus un phénomène planétaire, suivit par 5 milliards d’individus. Ce qui en fait un formidable outil de propagande et une immense machine à cash qui brasse désormais des milliards. Ces quatre dernières années, les revenus olympiques ont augmenté de 47%, atteignant 8 milliards de dollars.

Avec un CIO au fonctionnement opaque, mais qui sait entretenir la flamme de ses valeurs au travers du temps. Comme à Latour en 2010 (Virton), où le comte Jacques Rogge, actuel président du Comité international olympique (CIO), &tait venu inaugurer, la nouvelle scénographie du musée Baillet Latour et une stèle olympique, sur la tombe du comte Henri de Baillet Latour.


Le comte Henri de Baillet-Latour entouré de Adolf Hitler et Rudolf Hess, lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de 1936.
Ce dernier, décédé en 1949, fut lui aussi président du CIO de 1925 à 1942, succédant à Pierre de Coubertin. En tant que président du CIO, il avait éprouvé une "grande joie à la suite des merveilleux Jeux Olympiques à Berlin 1936". A l'époque le comte Henri de Baillet-Latour déplorait les méfaits des Juifs et écrivait en 1940 : "(...) Terrible bataille entre barbares (soviétiques) et les Finlandais [...]. Cette guerre que les Bolcheviques attendaient depuis 1920 devint un fait réel grâce à l'aide des Juifs, pour le seul bénéfice de la Russie. Treize millions de chrétiens aux mains des rouges en Ukraine; le contrôle de la Baltique perdu pour l'Allemagne; les états baltes imprégnés de culture germanique depuis quelque 1000 ans sont aujourd'hui sous l'influence de la Russie rouge." Le comte Jacques Rogge

Le CIO qui sait honorer le souvenir des directeurs qui se sont illustrés dans la collaboration avec les nazis, sait également oublier les souvenirs qui le dérangent. Le Comité international olympique (CIO) a tenu sa promesse et n’a pas fait respecter une minute de silence pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques vendredi 27 juillet. Au lieu de cela, il y a eu deux moments de recueillement. Aucun des deux n’a été pour les 11 athlètes israéliens assassinés lors des Jeux olympiques de Munich en 1972. D’abord, la cérémonie a fait une pause pour «un moment de souvenir pour tous les peuples de tous les pays» afin d’honorer «ceux tombés pendant les deux guerres mondiales et tous les autres conflits» selon les mots des commentateurs de la BBC. Après ce moment générique pour la guerre, la cérémonie a fait une nouvelle pause de réflexion silencieuse «pour respecter notre mur de la mémoire pour les amis et les familles de ceux présents dans le stade qui ne peuvent pas être ici ce soir». Le président du CIO, Jacques Rogge, a justifié la décision de ne pas honorer les victimes des attentats terroristes de Munich en expliquant que «la cérémonie d’ouverture a une atmosphère qui n’est pas adaptée à la mémoire d’un incident aussi tragique.»

Le bel esprit olympique

Si le CIO sait entretenir le passé, il sait aussi préparer l’avenir. L’incroyable manière dont a évolué la gestion des droits de propriété intellectuelle par le CIO, donne une parfaite idée de l’esprit satanique qui anime cette instance. Jeux, olympique, Londres, médaille, 2012, il est interdit aux médias d’utiliser deux de ces mots dans la même phrase sous peine d’amende. Pas seulement pour les médias, d’ailleurs, puisque certains établissement londoniens tels que l’Olympic Bar ou le London Olympus Hotel ont été sommés de changer de noms. C’est parce que sur le modèle du Patriot Act, existe un Olympics Game Act qui entend règlementer la liberté d’expression pendant la durée des jeux. Idem pour l’utilisation des symboles tels que les anneaux olympiques. Un boulanger a été obligé d’enlever de sa vitrine des pains qu’il avait réalisés en forme d’anneaux ; une fleuriste a subi la même mésaventure pour des bouquets reprenant ce symbole et une grand-mère a même été inquiétée parce qu’elle avait tricoté pour une poupée un pull aux couleurs olympiques, destiné à être vendu pour une action de charité !


Si vous êtes spectateurs, lisez bien les clauses détaillées sur vos billets d’entrée. Ainsi n’escomptez pas rediffuser des vidéos ou des photos sur les réseaux sociaux, des cellules de surveillance ont été mises en place pour épier des sites comme Twitter, Facebook, Youtube, Facebook ou Instagram. Un ptit creux entre deux compètes ? Pas de souci Mac DO est venu avec ses frites sur lesquelles il a l’exclusivité, même s’il a fallu faire une exception pour les fish’n chips nationales. Et ne vous habillez pas n’importe comment si vous tenez à entrer. Adidas étant le sponsor officiel, on tolèrera que vous portiez des Nike mais après faut pas déconner ! Les autres, du balai ! Idem si vous avez un tee-shirt Pepsi, pas question, Coca-Cola tient à régner en maître. Et comme toute connotation politique n’est pas mieux vue, ne comptez pas arborer votre T-shirt rapporté de Cuba à l’effigie du Che. Pas de politique dans le sport, non mais ! (petite astuce : si vous tenez vraiment à votre Che Guevara sur la poitrine vous n’avez qu’à dire que pour vous cela correspond à une religion. Ça au moins on ne voit pas qui pourrait l’interdire…). Enfin laissez à la maison vos clés 3G ou wifi sous peine de confiscation : British Telecom a décroché une exclusivité sur l’accès wifi et les spectateurs devront payer (mais uniquement par carte Visa, sponsor oblige !).

Liste non exhaustive, et nous vous invitons à lire l’article intégral qui a été notre source pour ce billet sous la plume de Netmamou (blogs.mediapart) mais agrémenté de vidéos à l’appui sur le site : http://scinfolex.wordpress.com/2012/07/27/comment-la-propriete-intellectuelle-a-transforme-les-jeux-olympiques-en-cauchemar-cyberpunk/

Le sceau de l’infamie

N’importe quel chrétien honnête, se rendrait rapidement compte que les jeux olympiques revêtent un profond caractère antéchrist en faisant un minimum de recherches. Personnellement aucun des 7 articles écrits contre ces jeux n’a été préparé à l’avance, j’ai juste suivi l’inspiration du moment en faisant des recherches rapides sur le net. Je pourrais encore écrire plein d’autres choses sur le sujet, mais je souhaite finir sur une note spirituelle, pour démontrer jusqu’où le diable peut aller pour corrompre les hommes.

Lorsque le logo des London Olympics fût révélé en juin 2007 et qui coûta 400000£ il a été mal accueilli par le public du fait de son prix et de son pauvre design par les créateurs de Cosmic Mind (esprit cosmique). En dépit de la pression du public, l’International Olympic Committee a décidé de garder ce logo, sans aucune flexibilité. En d'autres termes, ce logo était particulièrement important. Pourquoi?

Officiellement la symbolique représentée sur les médailles est une expression architecturale, une métaphore de la ville moderne qui ressemble délibérément à un bijou, constitué par des cristaux en croissance géologique. La ville dans son principe est au cœur de l’idée du logo, mais il y a eu d’autres interprétations sur le sens symbolique du logo, certains ont dit qu’il masquait une Swastika en faisant tourner de 90° l’image et en la superposant, ou encore qu’il s’agit d’un acte sexuel. Mais en un coup d'œil on peut facilement former les nombres 2012, mais pourquoi cette typo? Clairement on a voulu superposer l’image de la ville de Londres avec la date de 2012.

Mais si on peut superposer ainsi les images, rien n’interdit de penser que l’on peut aller plus loin dans l’idée de la ville et du symbole. Si on peut facilement voir le nombre 2012, à quoi sert le ‘point’ aléatoire? Le logo, représentant 2012 d'une façon particulière, dissimulerait en fait le mot «zion». Ce qui provoque d’ailleurs la fureur des iraniens, car depuis le 28 février 2011, la presse iranienne rejette avec véhémence le logo des Jeux Olympiques de Londres 2012. Extrait : "la conception est rudimentaire et niaise. Le logo montre le mot ZION écrit en couleur rose – une couleur très appréciée par les adeptes de la déviance sexuelle occidentale (homosexuels)". Selon Téhéran, on lit le mot “Zion” (Sion, en anglais), qui désigne la cité de Jérusalem, capitale de l’Etat juif, dont la République islamique d’Iran récuse l’existence.


Au moins sur ce point, les fanatiques iraniens font preuve de bien plus de clairvoyance que beaucoup d’occidentaux bercés par l’illusion d’un hypothétique idéal olympique. Personnellement je ne m’étonne pas de la confusion du genre entre Sion et London. Spirituellement, cette ville remplie de symboles maçonniques comme les autres grandes capitales occidentales, est avant tout la capitale de la finance mondiale, la nouvelle religion planétaire universelle qui voue un culte effréné à Mammon.

Les Jeux Olympiques entrainent systématiquement une ouverture sur le monde très importante de la part du pays hôte. Les retombées des JO en termes de notoriété pour le pays organisateur et le pouvoir en place sont considérables. Tout d'abord, la manière dont un pays va accueillir et "utiliser" les Jeux va modifier son image et la place qu'il occupe pays sur la scène internationale. Sur le plan intérieur, la nécessaire mobilisation de la population autour du projet pourra avoir des conséquences politiques importantes. Les jeux olympiques constituent donc une vitrine vers l'extérieur et un instrument de mobilisation vis à vis de la population. La force de cet outil a été bien comprise et utilisée dans l'histoire des Jeux. Nous gardons tous en mémoire les jeux de Berlin par exemple ou ceux de Moscou dans lesquels la lutte entre le régime soviétique et américain a occulté les Jeux eux-mêmes.

Ainsi la valeur spirituelle, politique et économique est sublimée par l’organisation des jeux et du nombre élevé de médailles que la Grande-Bretagne emporte en 2012. Troisième nation après les superpuissances américaine et chinoise, Londres veut vraiment être la Nouvelle Jérusalem de l’ère olympique moderne. Dans ce combat sur les valeurs qui inverse le sens qu’en décrivent les livres de la Bible, Israël cette année s’interroge encore pourquoi depuis le début des épreuves sportives, aucune équipe, aucun athlète n’a été capable de décrocher ne serait-ce qu’une médaille. Bien que la chose semble évidente quand on lit mes articles.

Trop dur pour les autorités israéliennes qui ont annoncé mercredi qu'un comité spécial serait formé pour tenter de déterminer les raisons de l'échec des équipes israéliennes aux Jeux Olympiques de Londres. Malgré des ressources financières plus grandes que jamais cette année, l'équipe israélienne risque de rentrer des jeux les mains vides, a commenté le ministre israélien de la Culture et des Sports, Limor Livnat. Pourtant Israël devrait savoir qu’il n’est pas un pays comme les autres. Cette fois clairement l’Eternel est intervenu pour affirmer Son autorité sur celle des dieux du stade. L’absence de médaille pour la fille de Sion est la preuve au contraire de l’amour et de l’attachement de son Dieu pour Son pays, qu’Il protège des forces occultes qui règnent sur les jeux et l'amalgame avec le nom de Sion.

Le monde occidental chrétien et en particulier Londres cette année, viennent donc d'entrer en guerre ouverte avec le Seigneur lui-même. Le poids des médailles emportées cette année par les nations vont peser spirituellement bien lourd, par les malédictions qu’elles vont propager, à cause de l’immense charge symbolique contenue dans les breloques. On n’enflamme pas la colère de Dieu sans que cela ne porte à conséquence et on pourra le mesurer à sa juste valeur après les jeux.

Saturday, August 11, 2012

La bataille des jeux olympiques -6

jeudi 9 août 2012
La bataille des jeux olympiques -6
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Chez les Coubertin, l'instruction qu'ont reçue ses parents est traditionnelle; celle-là même que l'église catholique conseille fortement aux familles bourgeoises, par le biais des Jésuites, voire des précepteurs particuliers, et des frères des écoles catholiques.

Au niveau social des Coubertin, aristocratie moyenne, on ne saurait d'ailleurs mieux confier l'éducation d'un garçon qu'à un grand ordre religieux (Jésuites, Oratoriens etc.). L'éducation que va recevoir Pierre de Coubertin sera surtout le fait des Jésuites du Collège Saint-Ignace de la rue de Madrid (Paris). La base de l'instruction sera celle, immuable, faite de latin, de grec, et d'études littéraires. Les sciences ne sont pas encore tenues pour élément de base de la culture. Thomas d'Aquin rendra célèbre l'adage selon lequel « la philosophie est la servante de la théologie » (Philosophia ancilla theologiae) dans la mesure où la philosophie, en réfléchissant sur les conditions d'un usage cohérent des concepts et du langage, permet à la théologie de rendre raison de manière fondée et rationnelle des vérités de foi qui sont, par définition, inaccessibles à la raison mais non contraires à celle-ci. Il y a donc collaboration hiérarchisée entre la servante et la maîtresse, toutes deux subordonnées à la science divine, mais chacune à son rang : la théologie comme science supérieure parce qu'elle tient directement ses principes de la Révélation et se sert des conclusions de toutes les autres sciences, tandis que la philosophie, dont les fins sont ordonnées à celle de la théologie, tient ses principes de la seule raison. Ainsi le catholicisme opéra le syncrétisme de la philosophie grecque et de la religion, cherchant partout les relais de sa politique idéologique et la trouvant notamment dans l’esprit du jeune baron De Coubertin.

Le rang, celui du 'Faubourg St-Germain', exige en outre qu'une éducation esthétique soit dispensée aux adolescents. C'est ainsi que Pierre de Coubertin sera un excellent pianiste, un dessinateur et aquarelliste doué, un très bon cavalier. En outre, par choix personnel, il se passionnera pour la gymnastique, la boxe, l'aviron et l'escrime à cheval (qu'il essaiera en vain d'imposer dans le programme des Jeux).

L'enseignement du Père Caron, maître de rhétorique du collège de la rue de Madrid, va être déterminant dans la formation du jeune Coubertin. D'une part, Pierre découvre la philosophie grecque, et tout spécialement, le stoïcisme (qui imprégnera tant les concepts du néo-olympisme). D'autre part, il s'enthousiasme pour l'histoire de l'Hellade. Il devient un philhellène convaincu et actif. Son goût pour l'histoire moderne va se révéler après son baccalauréat (1880), quand il sera, durant une année, auditeur libre à l'École des Sciences politiques. La culture : une longue durée historique Pour Coubertin (cf. "histoire Universelle" 1921), en-deçà de l'histoire événementielle, coule le flot jamais tari des cultures et des civilisations. Cette notion de la longue durée culturelle, qui perdure, quels que soient les aléas de l'histoire, est la clef qui donne accès à la compréhension politique de l'œuvre Coubertinienne.

Il aura la révélation de sa vocation au cours de ses voyages en Angleterre dans les années 1880. Il y découvre l’importance de la formation par le sport, et surtout qu’il y a « tout un plan de formation morale et sociale dissimulée sous le couvert des sports scolaires ». Coubertin va alors devenir un missionnaire du sport, avec deux objectifs centraux : introduire le sport à l’école, et restaurer les Jeux olympiques. Dans la réalisation de ce deux objectifs, il se heurte à des difficultés que nous avons peine à imaginer aujourd’hui, comme par exemple l’opposition d’une partie du corps médical. Mais Coubertin n’abandonne pas. Il multiplie les publications et crée plusieurs associations dont le but est d’encourager la pratique du sport. Il organise aussi de nombreuses manifestations destinées à faire connaître ses idées. Bref, il devient un formidable homme de communication. Afin de réintroduire les Jeux olympiques, il fit preuve d’audace et de ténacité : il engloutit d’ailleurs dans cette affaire la moitié de sa fortune et mourut ruiné en 1937.

À partir de 1875, des fouilles, menées par l’archéologue allemand Ernst Curtius, avaient eu lieu à Olympie. L’idée commence alors à germer : pourquoi ne pas recréer les jeux puisqu’on vient de mettre au jour le site historique ? Le 25 novembre 1892, Coubertin annonce le rétablissement des Jeux olympiques. Là encore, l’incompréhension est grande. Il se heurte notamment à ceux qui voudraient faire de ces rencontres sportives une exacte reconstitution des jeux antiques, ou à ceux qui voudraient que les Jeux soient des compétitions scolaires. Coubertin retient la date de 1896 pour les premiers Jeux. Il crée un Comité international olympique (CIO) de 14 membres qu’il présidera jusqu’en 1925. Dès 1894, il fixe le programme des Jeux : des courses (100 m, 800 m, etc.), de la gymnastique, de l’escrime, de la lutte, du tir mais aussi de l’aviron, de la natation, de la « vélocipédie » et même du tennis.

Pour Pierre de Coubertin, « les Jeux Olympiques sont une grande leçon de philosophie que l’humanité se donne à elle-même. Ils sont le reflet du bonheur, de la perfection et de l’amour ». Sa définition de l’Olympisme tient en quatre principes : être une religion, c’est-à-dire une adhésion à un idéal de vie supérieure, d’aspiration au perfectionnement ; représenter une élite d’origine totalement égalitaire en même temps qu’une "chevalerie" avec toutes ses qualités morales ; instaurer une trêve des armes "fête quadriennale du printemps humain" ; glorifier la beauté par la "participation aux jeux des Arts et de la pensée".

Le milieu social et surtout l’éducation, ont été les vecteurs favorisants "l’idéal olympique" du baron. Pourquoi le sport est-il si important pour Coubertin ? C’est là que les choses deviennent un peu délicates ... Pour lui, le sport est le moyen de former une élite au service de la nation. On trouve dans sa bouche des expressions qui n’ont rien à envier à celles qui seront utilisées plus tard par les nazis : « Le type (d’éducation) que j’esquisse en ce moment est un type d’élite. (...) Il y a deux races distinctes : celle des hommes au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée, et celle des maladifs à la mine résignée et humble, à l’air vaincu. Et c’est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n’est applicable qu’aux forts », dit-il dans une conférence de 1887. Cette conception de l’homme et du sport évoluera de l’individu à la nation, voire à la race avec l’apothéose des jeux de Berlin, qui mirent en pratique la vision sportive de Coubertin.

Ses idées réactionnaires, il s’oppose notamment à la participation des femmes aux compétitions, le mettent en minorité au sein du CIO dont il démissionne en 1925. Il meurt d’une crise cardiaque en 1937 à Genève. Enterré à Lausanne, son cœur est inhumé près des ruines d’Olympie.
Même s’il n’est pas l’auteur de ce qui deviendra son credo « l’important c’est de participer », phrase qui lui a été inspirée par un sermon de l’évêque de Pennsylvanie : « l’important dans la vie ce n’est point le triomphe, mais le combat, l’essentiel ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être bien battu »

Vers un nouvel idéal olympique à l’image du CIO

Le rêve d’établir un règne de mille ans totalitaire et païen, établissant à sa tête un nouveau messie et le pape comme leader religieux, s’est écroulé avec la fin du nazisme. L’idéal olympien de Coubertin qui voulait contribuer à cela, va donc devoir être entièrement revu et corrigé pour s’adapter à la nouvelle donne mondiale. Il va falloir trouver au diable un nouveau champion olympique, qui servira de nouveau prophète et définira un nouvel axe de développement pour les jeux.

L’idéal de race ayant été balayé, de nouvelles valeurs ‘éducatives’ liées à l’idéal sportif olympien vont devoir être trouvées. Après Coubertin éduqué à la mode jésuite, viendra le temps de Samaranch et de l’Opus Dei dont il fait partie. Juan Antonio Samaranch a été président du CIO (comité international olympique) pendant vingt-et-un ans. Il avait quitté ce poste en juillet 2001. Seul le baron Pierre de Coubertin, "père" des Jeux olympiques de l'ère moderne, était resté en fonction plus longtemps que lui (1896-1925). En 1991, il avait reçu du roi d'Espagne Juan Carlos le titre de marquis pour son implication dans le mouvement olympique et l'attribution des JO 1992 à Barcelone. Samaranch, fils d’un riche entrepreneur du textile fut tour à tour adjoint au maire de Barcelone, chef des sports de la délégation provinciale de la Phalange et des Jeunesses phalangistes, responsable de la Délégation nationale aux sports et président de la province de Catalogne sous le régime de Franco avant de présider le CIO de 1980 à 2001.


Il fut un franquiste zélé et il existe nombre de preuves de ses sympathies fascistes. Ainsi en 1956, écrivait-il par exemple une lettre au ministre franquiste Antonio Elola paraphée : « Toujours à tes ordres, je te salue le bras tendu. ». En 1967, il fut nommé ministre des Sports par Franco lui-même. Au lendemain de la mort du Caudillo, en novembre 1975, celui qui était alors président de la province de Catalogne eut ces paroles : « Tout est fini et tout continue, car l’exemple de Franco accompagnera toujours notre effort ».

Samaranch en uniforme fascisteà genoux, devant le dictateur, le général Franco en 1967. Ils ont prétendu avoir Dieu de leur côté.
Il a négocié avec le premier ministre Adolfo Suarez un poste d'ambassadeur à Moscou où les prochains Jeux olympiques s'y disputent et où il peut alors briguer la présidence du CIO grâce aux relations qu'il tisse avec les dirigeants du bloc de l'Est et le réseau de son ami et bras droit Horst Dassler, patron d'Adidas. Juan Antonio Samaranch est utilisé à cette époque par le KGB, non pas en tant qu'espion mais comme agent d'influence ou à l'occasion un instrument actif au service des soviétiques, le KGB ayant comme moyen de pression le fait qu'il ait voulu envoyer illégalement en Espagne par la valise diplomatique des icônes russes. Ainsi, il sauve les Jeux olympiques de Moscou malgré le boycott occidental ; il s'abstient de lutter contre le dopage institutionnalisé du bloc de l'Est ; il couvre des dirigeants sportifs, issus de l'ancien bloc de l'Est, liés à un scandale de corruption aux JO de Salt Lake City, il fait jouer ses réseaux pour obtenir que la ville russe de Sotchi accueille les Jeux olympiques d'hiver de 2014. L’esprit olympique dans toute sa splandeur…

Samaranch n’a pas seulement le goût pour les fastes fascistes, il en a pour le faste tout simplement. Président du CIO, il demandait qu’on l’appelle « votre excellence » et exigeait une limousine avec chauffeur ainsi qu’une suite présidentielle lors de ses déplacements. Afin de remplir les caisses du CIO et d’augmenter d’autant le train de vie de ses membres, il décréta que le sport ne pouvait plus vivre sans sa commercialisation et mit ses idées en application avec force bousculant les derniers oripeaux symboliques dont les JO prétendaient encore se draper. On lui doit les JO d’Atlanta en 1996 dénommé Jeux Coca Cola à cause du parrainage exclusif qu’il octroya à cette compagnie. Ce membre éminent de l’Opus Dei fut également impliqué dans nombre des affaires de corruption qui éclaboussèrent le CIO.

Le CIO s’est structuré sous sa houlette comme une véritable multinationale, avec ses banquiers, ses juristes et ses experts en marketing. Divisé en 15 départements, il emploie plusieurs centaines de personnes. Depuis Los Angeles, on sait en effet que l’organisation de JO peut devenir très rentable et non plus coûter de l’argent à la ville organisatrice. Le CIO a su parfaitement profiler ses intérêts dans ce contexte. Il est propriétaire de la marque « Jeux Olympiques » et de tous les symboles qui s’y attachent (drapeau, devise, hymne,…). Il perçoit le tiers des colossaux droits de télévision. Il faut savoir que rien que pour les droits de retransmission aux États-Unis de ces JO de Pékin 2008, NBC a déboursé 894 millions de dollars et ceux des jeux d’hiver de 2010 à Vancouver et d’été de 2012 à Londres et lui couteront un chèque de 2,201 milliards de dollars (1,880 millions d’euros), soit une progression de 32,6% par rapport au dernier contrat.

On estime la totalité des droits de retransmission pour les Jeux de Pékin et les Jeux d’hiver de Turin en 2006 à 2,5 milliards de dollars (dont 1,74 milliards de dollars pour Pékin). Pour ceux de 2010 et 2012, le CIO compte gagner plus de 3 milliards de dollars. On le constate, la devise olympique Citius-Altius-Fortius(plus vite, plus haut, plus fort) s’applique bien à ses droits. Le CIO touche par ailleurs 3 % de chaque contrat commercial lié aux JO et 10 % des bénéfices constatés à l’issue des Jeux. En 2008, le sponsoring a rapporté 866 millions de dollars au CIO. Pour Pékin, le budget avoué est de 42 milliards de dollars et l’on ne s’étonne donc pas que contrairement aux timides déclarations, la course au gigantisme ne s’arrête pas puisque le premier bénéficiaire en est le CIO lui-même. L’essentiel des biens du CIO sont répartis dans deux fondations de droit suisse qu’il contrôle.

Les JO sont l’expression la plus parfaite de l’instrumentalisation du sport à des fins réactionnaires et de colonisation idéologique. Ainsi que le note Jean-Marie Brohm, dans son apparition et tout au long de son processus d’institutionnalisation, le sport - improprement qualifié de « moderne » par ceux qui voudraient faire croire à une continuité, à une unité avec des sports dits antiques, médiévaux, traditionnels ou encore exotiques - est « consubstantiellement intégré au mode de production capitaliste et à l’appareil d’État bourgeois ». Le sport de compétition est en effet porteur de toutes les « valeurs » capitalistes qu’il contribue à plébisciter en les présentant comme « naturelles » : lutte de tous contre tous, sélection des « meilleurs » et éviction des « moins bons », transformation du corps en une force essentiellement productive, recherche du rendement maximum et de son exploitation optimale (la performance). Les principes constituants du sport comme sa terminologie (compétition, rendement, performance, record) reflètent d’ailleurs les catégories dominantes du capitalisme industriel.

Dans le même temps, le sport sert à l’occultation des conflits politiques et sociaux, au contrôle social des populations et à la justification des inégalités sociales en diffusant l’idée qu’efforts et sacrifices permettent de facto d’accéder à l’élite. Poison parmi les poisons, il sert également à l’édification d’une identité nationale basée sur l’affrontement, l’opposition à l’autre. Pour le sociologue Jacques Ellul, ce n’est dès lors pas non plus un hasard si le sport a toujours été l’enfant chéri des gouvernements dictatoriaux, fascistes et nazis, mais aussi du socialisme (dit) réalisé, « au point de devenir un élément constitutif indispensable de ces régimes ». On comprend aisément que le capitalisme totalitaire des chinois ait absolument voulu recevoir les jeux à Pékin.

Tout ceci trouve sa traduction limpide lorsque l’on regarde crument la liste de celles et ceux qui aujourd’hui encore organisent - contrôlent – les JO (et partant instrumentalisent le sport « moderne » tout entier). On y retrouve un mélange fait d’aristocratie, d’élite politique droitière (parfois extrême) et de représentants de la sphère économique (médias, construction, finance, armement,…).

La mutation du CIO et de l’esprit des jeux peut être mise en parallèle avec l’œuvre de Samaranch et de l’Espagne en ce temps-là. Pour sortir de la crise économique apparue en 1956, Franco s’entoure progressivement de ministres appartenant à l’Opus. Lorsqu’il songe à rétablir la monarchie, en la personne de Don Juan de Bourbon, pour lui succéder, l’Opus Dei mise sur son fils, Juan Carlos, qui est entre les mains d’un précepteur de l’Œuvre, Anael Lopez Amo. En 1969, Franco proclame Juan Carlos héritier de la Couronne. Quelques mois plus tard, le triomphe de l’Opus est complet : sur 19 ministres du neuvième gouvernement du général Franco, 12 sont membres de l’Opus Dei. Le tournant politique de l’Œuvre est engagé. Cette conquête du pouvoir se poursuivra avec la nomination de Jean Paul II et la chute du communisme. Mais c’est une autre histoire…

L’idéal des jeux, entraîne conjointement celui des intérêts financiers qui l’accompagne. L’argent qui a gangréné le monde politique a également totalement pollué celui du sport. C’est le principe même des valeurs humaines les plus nobles qui est totalement corrompu par la vénalité. Le catholicisme qui a depuis toujours été corrompu par son goût pour le faste et la gloire, a su entraîner le monde dans sa débauche, en corrompant toutes les instances qu’elle contrôle, celle du CIO ne faisant plus exception désormais.